dimanche 24 février 2019
Immobilier : Le prêt à taux zéro en chute libre, conséquence des mesures du gouvernement
samedi 10 novembre 2012
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lundi 30 avril 2012
Les taux immobiliers en campagne!!!
samedi 1 octobre 2011
Immobilier locatif « Scellier » : la réduction d'impôt passe à 14 % Le taux de la réduction d'impôt passerait à 14 % en 2012, contre 22 % cette année
Immobilier locatif « Scellier » : la réduction d'impôt passe à 14 %
Le taux de la réduction d'impôt passerait à 14 % en 2012, contre 22 % cette année. Seuls les logements « verts » profiteraient désormais de l'avantage fiscal. Le plafond sera fixé par zone géographique.
Une réduction d'impôt pour les seuls logements « verts »
Le dispositif Scellier est largement remanié. Tout change : les logements éligibles, le taux de la réduction d'impôt et le plafond. C'est en tout cas ce que prévoit le projet de loi de finances pour 2012, qui va faire l'objet du vote des parlementaires _ tout peut donc encore changer. Revue de détails.
Première nouveauté d'importance, l'avantage fiscal sera réservé « exclusivement aux logements neufs bénéficiant du label bâtiment basse consommation 2005 (BBC 2005) et aux logements rénovés , assortis d'un label attestant d'un niveau de performance énergétique exigeant », explique Bercy. En clair, les logements neufs non BBC, ne bénéficieront plus d'aucune réduction d'impôt. Pour les logements de ce type achetés cette année, rappelons que l'avantage est de 13 %. Autre nouveauté : les logements anciens pourront en profiter s'ils font l'objet d'une rénovation « verte », à définir.
dimanche 17 avril 2011
Immobilier : acheter ou louer ?
Immobilier : acheter ou louer ?
Sur le long terme, les primo-accédants ont intérêt à devenir propriétaires de leur résidence principale. Encore faut-il acheter à un prix compétitif et financer son opération au meilleur taux. Toute vente prématurée peut s'avérer risquée en raison des frais entraînés par l'accession à la propriété.
Les atouts de la location
Sur fond de remontée des taux d'intérêt et de stabilisation des prix des logements, des primo-accédants ont-ils intérêt à franchir le pas ? Est-il plus judicieux de rester locataires alors que l'évolution du marché de l'immobilier manque de visibilité ? Certes il existe des facteurs structurels de soutien comme le manque de logements à certains endroits. Mais le durcissement des conditions de crédit et l'hésitation des prix dans cette période pré-électorale font réfléchir bon nombre de candidats à l'accession à la propriété. Dans sa dernière étude trimestrielle, la FNAIM reconnaît que les prix des logements anciens ont perdu 0,3 % en moyenne au niveau national et même 2 % au niveau de l'Ile-de-France. Une preuve que le risque le plus important de l'accession à la propriété consiste à acheter trop cher ou juste avant une glissade des prix de l'immobilier résidentiel.
La location de sa résidence principale procure plus de souplesse que l'achat. A la différence de la primo-accession, cette solution permet de résider dans un logement idéalement situé. C'est particulièrement vrai dans les secteurs ont les prix de l'immobilier résidentiel sont très élevés comme en région parisienne. Au lieu d'habiter dans une commune de banlieue plus ou moins éloignée, nombre de parisiens préfèrent louer dans Paris. Seule contrainte à respecter : que le loyer charges comprises ne dépasse pas le tiers des revenus nets du ménage.
La location permet également de déménager plus rapidement de logement en cas de changement familial et/ou professionnel. Selon les dernières statistiques de la FNAIM, 45% des transactions au niveau national se réalisent en moins de trois mois. Et 80% se concluent en moins de six mois. Comme ces délais courent entre la mise en vente et la signature de l'avant contrat, il faut encore les majorer d'environ trois mois pour tenir compte de la signature de l'acte de vente chez le notaire. « Pour prendre ou libérer une location, il suffit de raisonner en semaines constate un professionnel. En revanche, réaliser une transaction immobilière à l'achat comme à la vente prendra plusieurs mois ».
Après le léger réveil des loyers intervenu en 2010, la stabilité semble de mise cette année, exception faite de Paris. Les loyers du parc locatif privé ont augmenté en moyenne l'an dernier de 1,4 % dans l'agglomération parisienne et de 0,7 % en province, selon les dernières estimations de l'Observatoire des loyers de l'agglomération parisienne (Olap). Pour les locataires déjà en place, l'indice de référence des loyers reste actuellement sage : au quatrième trimestre 2010, il n'a progressé que de 1,45%.
Les frais liés à l'acquisition immobilière
Acheter sa résidence principe nécessite de s'engager sur le long terme. Pour boucler leur plan de financement, les acquéreurs empruntent sur quinze ou vingt ans. Parfois sur une durée encore plus longue. Signer un contrat de prêt d'une telle durée ne signifie nullement que l'on va l'honorer jusqu'au bout. D'ailleurs la plupart des propriétaires changent de logement tous les sept ans. Les banquiers prennent en compte cette donnée pour que les emprunteurs remboursent essentiellement des intérêts durant les premières années de leurs prêts. Résultat : en cas de remboursement anticipé, ils doivent régler au banquier la quasi-totalité du capital !
Autre inconvénient : en cas de remboursement anticipé, le vendeur devra régler au banquier des pénalités fixées à six mois d'intérêt et plafonnées à 3% du capital restant dû. D'où l'intérêt de les négocier pour obtenir leur suppression totale, à défaut partielle lorsqu'on conclut un prêt. « Il est presque impossible de négocier les pénalités de remboursement anticipé » reconnaissent en choeur les courtiers de crédit. Pas de doute, cette négociation est souvent plus aisée dans une opération d'achat revente que dans une primo-accession. Sauf s'il s'agit d'un couple disposant d'un certain pouvoir d'achat et appelé très rapidement à réaliser des placements au sein de la banque. A noter toutefois qu'en cas de mobilité professionnelle et en cas de force majeure -divorce, décès-ces fameuses pénalités de remboursement anticipé ne sont pas dues.
Sur le plan financier, l'achat sa résidence principale et son financement à crédit s'accompagnent de toute une série de frais.A commencer dans l'ancien par les droits d'enregistrement, dûs quelque soit le mode de financement du logement : à crédit ou non. Selon les régions, ces droits tournent autour de 7% du prix d'achat. Pour un bien ancien de 300.000 euros, l'acquéreur devra débourser 21.000 euros de droits d'enregistrement. Pour les gommer, il faut donc que le bien se valorise d'autant. Dans le neuf, l'acquéreur règle une TVA de 19,6% incluse dans son prix d'achat.
Financer sa résidence principale à crédit signifie acquitter des frais de garantie. Le coût d'une garantie de prêteur de denier ou d'une hypothèque grimpe vite. De même les frais de dossier liés au crédit plus ou moins négociables, selon son profil d'emprunteur. Si l'on passe par un courtier de crédit, il faudra régler des frais de courtage. En dehors de ces frais ponctuels liés à l'acquisition, il faut prendre en compte ceux récurrents. A savoir la taxe foncière et les charges incombant au propriétaire.
Le scénario de la primo-accession
Pour fixer les idées sur le match location-accession, nous avons retenu deux cas de figure. Disposant de 60.000 euros de revenus annuels et d'un apport personnel de 50.000 euros, un couple de 35 ans envisage d'acheter un appartement ancien de 60 m2 sur la base de 4.900 euros du métre carré en première couronne nord (Clichy, en région parisienne). Au prix d'achat de 294.000 euros soit (4.900 x 60), il convient d'ajouter 20.100 euros de frais d'enregistrement, 2.750 euros de privilège de prêteur de deniers et 1.500 euros de frais de courtage. Finalement, cet achat immobilier revient 318.350 euros.
Compte tenu du PTZ+ de 17.400 euros ( prêt accordé pour un bien situé en zone A et classé E sur le plan de l'énergie) et son apport personnel de 60.000 euros, ce couple contracte un prêt de 250.950 euros sur 20 ans au taux fixe hors assurance de 4,10 %. En raison de la cotisation assurance, des frais de courtage et des frais de garantie, son taux effectif global ressort à 5,18 %. Toujours au niveau des débours, ce couple doit faire face à des charges de copropriété et à un impôt foncier estimés à 3.600 euros par an. Ces « charges » augmentent de 1,4 % par an.
En cas de location
Pour un appartement de 60 mètres carrés à Clichy, ce couple règle pour un appartement un loyer mensuel hors charges de 1.100 euros et des charges de 3.000 euros par an. Au bout de 10 ans, ce couple dresse un bilan. Dans ce scénario, les 50.000 euros sont placés dans un produit d'épargne court terme rapportant 2 % nets d'impôts par an, soit 10.950 euros d'intérêts.
S ‘agissant de l'évolution du prix de la résidence principale, nous avons retenu trois cas de figure : une variation à la hausse ou à la baisse de 5 % par rapport au prix hors d'enregistrement. Si cette durée est courte pour « amortir » les droits d'enregistrement dans l'ancien, elle reste réaliste, la plupart des reventes se produisant au terme de la septième année. D'après les simulations établies par le courtier Meilleurtaux, l'achat se traduit par une perte d'un peu plus de 34.876 euros au bout de 4 ans, si le marché baisse de 5 %. Et de 5.476 euros, même s'il se valorise de 5 %.
L'achat gagnant sur le long terme
Au bout de 10 ans, l'achat se révèle gagnant par rapport à la solution locative. Normale, les loyers versés partent en fumée. « Sur le long terme, si les prix de l'immobilier restent stables -et même en cas de légère baisse des prix -l'achat s'avère plus intéressant analyse Sandrine Allanier, au service études du courtier Meilleurtaux. Même si l'intégralité du crédit n'est pas remboursée lors de la revente, un patrimoine immobilier a été constitué ». En cas de remboursement anticipé au bout de 4 et 8 ans ans, ce couple réglera respectivement 4.440 et 3.108 euros d'indemnités au banquier.
Si ce couple avait acheté à Lyon sur une base de 3.000 euros, la perte en cas de baisse du marché serait moins importante. En effet les prix du marché sont y plus faibles qu'en région parisienne. De plus l'écart entre le loyer et la mensualité de crédit est plus réduit qu'à Clichy. Dans cette commune de la banlieue nord, le couple doit débourser une mensualité de 1.761 euros se ventilant en 1.580 euros pour le crédit sur 20 ans et en 181 euros pour le remboursement du capital sur 8 ans, du PTZ+. S'il loue, il réglera un loyer mensuel hors charge de 1.100 euros.
A Lyon, le couple doit débourser une mensualité de 1.051 euros se ventilant en 840 euros pour le crédit sur 20 ans et en 216 euros pour le remboursement du capital sur 5 ans, du PTZ+. S'il loue, il réglera un loyer mensuel hors charge de 700 euros.
samedi 19 mars 2011
Immobilier de prestige : focus sur cinq régions de villégiature Côte d'Azur, Normandie, Bretagne, Loire-Atlantique et Aquitaine...
Même si le marché de l'immobilier haut de gamme reprend des couleurs en province, les particuliers français et étrangers ont tendance à effectuer des achats plus rationnels. « Les acquéreurs se décident plus lentement remarque Alexander Kraft, PDG de Sotheby's international realty France-Monaco. Les vendeurs doivent, de leur côté, faire attention au prix de présentation de leur bien au risque de ne pas voir les choses bouger ». Pour vendre rapidement un bien, les mandats signés par les particuliers auprès des agences immobilières doivent être au prix de vente du marché. Et comme l'illustre ce petit tour France de l'immobilier résidentiel en région, il existe généralement une marge de négociation pour les acquéreurs potentiels.
Négociation de prix : au moins 10% sur la Côte d'Azur
Même si les vendeurs ont tendance à surévaluer leur bien, le marché retrouve une certaine vigueur. A Cannes, les ventes d'appartements ont été stables. Pour un appartement situé à un emplacement-clé, un prix moyen du m² ressort à environ 25.000 euros sur la Croisette et autour 12.500 euros pour « La Californie », un des quartiers résidentiels les plus huppés de la ville. Les ventes de villas de luxe à Cannes se concluent à un prix moyen de 4 millions d'euros. A Saint-Tropez, les acheteurs internationaux ont continué à dominer le marché. Entre le prix affiché et celui signé chez le notaire, la différence tourne autour de 10-15 %.
La campagne normande souffre
En Normandie, la tendance générale observée depuis six mois s'inscrit plutôt en baisse, surtout pour les biens situés à la campagne. Bien que la côte reste une valeur sûre, en particulier le secteur du Casino à Deauville ou celui du vieux port à Honfleur, les acheteurs ne se précipitent pas. Très attentifs aux prix de vente, ils préfèrent réaliser des achats rationnels et ne pas céder au coup de coeur! Ils refusent tout compromis sur les nuisances visuelles ou sonores ou les projets de lotissement avoisinants. Les ventes sont réalisées principalement sur des biens de moins de 250.000 euros ou de plus de 800.000 euros. Mais le créneau 400.000 euros à 700.000 reste très pénalisé avec peu d'acheteurs et une offre croissante. Touchés par la crise financière, les anglo-saxons fuient l'euro trop fort et une fiscalité française de plus en plus pénalisante.
Timide reprise en Aquitaine
A Bordeaux et dans le Bassin d'Arcachon, le marché est reparti l'an dernier, après une année 2009 d'attentisme. Parmi les transactions conclues par Sotheby's, relevons un hôtel particulier de belle facture près du Parc Bordelais à Bordeaux Cauderan, avec garage et jardin d'une surface habitable d'environ 500 m², vendu en sept mois, à 1.565.0000 euros. D'une superficie de 137 m², un bel appartement situé dans l'hyper-centre, en parfait état avec grande terrasse et vue sur le jardin public, s'est signé 670.000 euros. Dans le bassin d'Arcachon, un terrain à bâtir de 650 m², en première ligne au Cap Ferret, s'est vendu en dix-huit mois à 3 millions d'euros,
Situé sur la côte Sud des Landes, le marché immobilier de prestige à Hossegor se compose surtout de résidences secondaires. Sur ce secteur attirant 80% de Français, les vendeurs ont tendance, eux aussi à surévaluer leurs prix de 20 à 30%. En raison de leurs difficultés économiques, les acquéreurs espagnols se font très rares. Agés en moyenne de 50 ans, les acquéreurs disposent généralement d'un budget compris entre 800.000 euros avec travaux et 1,3 million euros. Très souvent, l'achat se concrétise pour une résidence secondaire qui devient à terme une résidence principale vers la période de la retraite.
La bonne santé de la Loire-Atlantique
Le marché immobilier actuel de la presqu'île guérandaise garde la tête haute. Des stations balnéaires comme La Baule, Pornichet, Le Pouliguen ont le moins souffert pendant la période de crise. Pour un appartement situé face à la mer, il faut compter entre 8.000 à 11.000 euros le m2. Les prix grimpent jusqu'à 9.000 euros, voire 15.000 euros le m2 sur la plage Benoît.« Quant aux périphéries bauloises, Guérande, Saint des Eaux..., il est encore difficile de trouver des acquéreurs, les vendeurs doivent réviser leur prix à la baisse pour pouvoir vendre leurs biens » prévient-on chez Sotheby's.
Une certaine vitalité en Bretagne
Le marché de la côte d'Emeraude se comporte de la même façon que dans la plupart des stations balnéaires : le front de mer demeure l'endroit le plus recherché pour les maisons et appartements. Les prix sont donc restés très stables. A Dinard, pour une maison nécessitant souvent des travaux, il faut débourser au moins un million d'euros. Pour les appartements, le prix moyen au m² s'établit autour de 7.000 euros. Là aussi, les acquéreurs se décident plus lentement.
De Dinard à Hossegor ou à Cannes, les prochains mois s'annoncent assez favorablement. Même à ces niveaux de prix , la clientèle haut de gamme pâtit de la morosité de la Bourse. En pleine euphorie, les profits boursiers étaient réinvestis dans les propriétés d'agrément. Quant aux étrangers, le cours élevé de l'euro renchérit le prix des biens situés en France. En outre, ils sont découragés par la complexité administrative et la fiscalité française. Et ce, à une période où certains pays font un « pont d'or » aux clients,qui achètent dans le secteur de l'immobilier de prestige. A ce stade, la concurrence est internationale
samedi 29 janvier 2011
ASSURANCE VIE
dimanche 5 septembre 2010
Immobilier : bientôt le PTZ universel
Dès 2011, le nouveau prêt à taux zéro devrait s'adresser à tous les primo-accédants. Ce financement sans intérêt devrait être accordé à tous les emprunteurs, sans condition de ressources. Des ajustements sur les critères sont encore en cours d'étude.
Cet outil unique est appelé à remplacer trois mesures : le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt de la résidence principale, le prêt à taux zéro avec ses conditions de revenus et le Pass-Foncier. «Le montant du PTZ universel devrait être plus important si l'emprunteur présente de faibles revenus ou s'il achète dans des zones géographiques d'habitation en forte tension, ou encore s'il se porte acquéreur d'un logement neuf», souligne un observateur. Les professionnels de l'immobilier neuf comme ceux de l'ancien travaillent donc en concertation avec le secrétaire d'Etat, Benoît Apparu, et son équipe pour définir l'architecture du PTZ universel. Même une fois présenté dans le projet de loi de finances pour 2011, il est fort à parier que le PTZ fera l'objet d'ajustements pendant la discussion au Parlement. En attendant, bien que de nombreuses questions restent encore sans réponse, voici ce qu'il faut retenir.L'heure est à la réflexion sur la nouvelle architecture du prêt à taux zéro (PTZ) universel, au secrétariat d'Etat chargé du Logement et de l'Urbanisme. Suite à l'annonce de Christine Lagarde, ministre de l'Economie sur la réforme du PTZ, le compte à rebours a commencé. Le PTZ revu et corrigé devrait figurer dans le projet de loi de finances pour 2011 présenté en Conseil des ministres fin septembre. Le nouveau dispositif devrait s'appliquer dès le 1er janvier prochain. «Le PTZ universel permettra d'agir sur la solvabilité de la demande, en donnant plus de pouvoir d'achat immobilier aux candidats à l'accession à la propriété», se réjouit Marc Pigeon, Président de la Fédération des promoteurs constructeurs.
Qui peut bénéficier du PTZ ?
Aujourd'hui : le particulier qui achète pour la première fois une résidence principale, et dont les revenus ne dépassent pas un plafond variable en fonction du nombre de personnes destinées à occuper le logement et de sa localisation. Et s'il ne s'agit pas du premier achat immobilier, l'emprunteur ne doit pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années précédant l'émission de l'offre de prêt.
Demain : seul le «vrai» primo-accédant d'une résidence principale devrait être éligible au PTZ. Et ce, quel que soit le montant de ses revenus. L'emprunteur n'ayant pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années précédant l'émission de l'offre de prêt ne devrait plus avoir accès au PTZ. «Assez rare, cette situation intervient en cas de mutation professionnelle ou de divorce», remarque-t-on chez le courtier en crédit Cafpi.
Un PTZ pour quoi faire ?
Aujourd'hui : construire et acheter le terrain ou acquérir un logement neuf n'ayant jamais été occupé, acquérir un logement existant, quel que soit son âge, et financer, le cas échéant, des travaux, transformer un local (bureau, grange…) dont l'emprunteur est déjà propriétaire, ou acquérir et transformer un tel local.
Demain : en principe, pas de changement à ce niveau.
Pour quel montant ?
Aujourd'hui : le montant de base du PTZ varie suivant la nature de l'opération. Si l'on achète dans le neuf, il est plus élevé que si l'on devient propriétaire dans l'ancien. En outre, son montant dépend de la localisation du bien et du nombre d'occupants.
Demain : les critères tels que la nature de l'opération d'acquisition, la localisation du bien et le nombre d'occupants devraient subsister. Mais leur «dosage» pour déterminer le montant du PTZ devrait sérieusement évoluer. En outre, la qualité énergétique du bien dans le neuf comme dans l'ancien pourrait être pris en compte pour ce calcul.
Pour quelle durée ?
Aujourd'hui : le prêt étant accordé à taux nul, l'emprunteur rembourse le capital emprunté par mensualités constantes, en fonction de ses revenus, de la localisation du biens et de la nature de l'opération (ancien ou neuf) sur une durée comprise entre 6 à 30 ans.
En fonction de ses revenus, l'emprunteur a droit ou non à un différé de remboursement total ou partiel : pendant cette période, il ne rembourse pas le prêt à 0% ou seulement une fraction de son montant. Bien sûr, plus le différé de remboursement est long, plus le taux d'endettement de l'emprunteur est allégé.
Demain : il serait question de donner encore un peu plus de souplesse en matière de différé de remboursement afin de solvabiliser davantage les acquéreurs.
Afin de boucler leur plan de financement, ils obtiennent un PTZ de l'ordre de 20.000 euros et contractent un prêt classique de 150.000 euros. Le solde étant constitué par l'apport personnel.
En théorie, les banquiers doivent prendre en compte le montant du PTZ dans l'apport personnel pour calculer les conditions du prêt classique venant en complément. Mais la pratique s'avère toute différente car les banques n'assimilent pas le PTZ à l'apport personnel.
Bien sûr, le remboursement du capital du PTZ est retenu pour le calcul du taux d'endettement. Par exemple, si un ménage perçoit 1.500 euros de revenus nets par mois et doit rembourser 500 euros de mensualité, son taux d'endettement se chiffre à 30%. Aux yeux des banquiers, ce seuil constitue une limite maximale à ne pas dépasser, sous peine de mettre en péril le budget familial des familles modestes.
vendredi 30 juillet 2010
La hausse du Livret A entraîne celle des autres livrets et plans
Le relèvement du taux du Livret A permettra à chaque épargnant de gagner 76,50 euros de plus sur un an ... à condition d'avoir son livret plein.
Des taux en hausse moyenne de 0,50 point
Ainsi, à compter du 1er août 2010, les taux d'intérêt annuels de rémunération des livrets, plans et comptes non fiscalisés sont fixés comme suit :
1° Les taux des livrets A, des livrets d'épargne institués au profit des travailleurs manuels et des livrets de développement durable (le LDD remplace le Codevi) sont égaux à 1,75 % (contre 1,25 % précedemment) ;
2° Le taux des comptes spéciaux sur livret du Crédit Mutuel est égal à 1,75 % (contre 1,25 % précedemment) ;
3° Le taux des comptes sur livret d'épargne populaire est égal à 2,25 % (contre 1,75 % précedemment);
4° Le taux des livrets d'épargne-entreprise est égal à 1,25 % (contre 0,75 % précedemment) ;
5° Le taux des comptes d'épargne logement hors prime d'Etat est égal à 1,25 % (contre 0,75 % précedemment) ;
6° Le taux des plans d'épargne logement hors prime d'Etat est égal à 2,50 % (pas de modification).
Les taux pratiqués retrouvent le niveau qu'ils avaient entre les 1er mai et 31 juillet 2009.
Le seul produit réglementé dont la rémunération n'est pas revue à la hausse au 1 er août 2010 est le Plan d'épargne logement (PEL). Déjà, en février 2009, sa rémunération était restée étale. Rémunéré à 2,50% ou à 3,50% (avec la prime d'épargne plafonnée à 1.525 euros), selon que l'on utilise ou pas ses droits à prêt immobilier, le PEL est donc redevenu attractif. Les souscriptions actuelles ouvrent droit à un prêt immobilier au taux de 4,20%, hors assurance.
Les personnes faiblement imposées et les jeunes comblés
Les épargnants de moins de 25 ans ou les foyers modestes doivent préférer le Livret jeune ou le Livret d'épargne populaire (LEP) au Livret A. Mieux rémunérés, ces livrets offrent les mêmes avantages en termes de disponibilité de l'épargne et de fiscalité.
Les foyers modestes doivent préférer le Livret d'épargne populaire (LEP) au Livret A. Mieux rémunéré, il offre les mêmes avantages en termes de disponibilité de l'épargne et de fiscalité. Le LEP offre, à compter du 1 er août 2010, une rémunération de 2,25% à toute personne non imposable ou payant un impôt inférieur ou égal à 757 euros sur le revenu de 2009. Le dépôt minimal à l'ouverture d'un LEP est de 30 euros, et vous pouvez déposer jusqu'à 7.700 euros, intérêts non compris.
Les épargnants de moins de 25 ans doivent se tourner en priorité vers le Livret jeune. Sa rémunération est au minimum égale à celle du livret A, c'est-à-dire 1,75% à compter du 1er août 2010. Certaines banques offriront donc des taux de l'ordre de 2,50% ou plus. Ainsi, la BRED rémunère-t-elle déjà le Livret Jeune à 3,50 % et LCL passera sa rémunération à 2,75 % à compter du 1 er août 2010. Exclusivement réservé aux 12 à 25 ans, le livret jeune exige un dépôt minimal de 15 euros. Le maximum des dépôts est de 1.600 euros, intérêts non compris
samedi 13 mars 2010
Prêts immobiliers : baisse généralisée des taux d'intérêt en mars [ 12/03/10 - 17H55 ] Les taux d'intérêt des prêts immobiliers baissent, à la mi-
Prêt des prêts immobiliers baissent, à la mi-mars, dans toutes les régions de France et sur toutes les durées d'emprunt. Les taux moyens retombent à 3,70% sur 15 ans et à 3,85% sur 20 ans. Retrouvez les taux région par région.
Déjà historiquement bas, les taux d'intérêt (fixes) des prêts immobiliers continuent de baisser en mars, selon le courtier en ligne empruntis.com. "La baisse est quasi-générale, sur toutes les durées et dans toutes les régions, explique-t-on chez empruntis.com. De nouvelles baisses assez inattendues ont été enregistrées depuis seulement quelques jours. En effet, un grand réseau (ndlr : BNP Paribas) pour lequel nous anticipions une stabilisation des barèmes déjà très bas, a procédé à une baisse conséquente de 0,10% en moyenne ".
La concurrence est vive
" Pour ce premier temps fort habitat, certaines banques ont donc choisi de se donner clairement les moyens de capter une nouvelle clientèle en proposant des taux toujours plus bas. Dans ce contexte de concurrence extrêmement forte, il n'est pas exclu que nous observions dans les jours et les semaines qui viennent d'autres légers mouvements baissiers de la part de banques concurrentes qui souhaiteraient rester bien positionnées dans la course à la conquête client ", ajoute Maël Bernier, directrice de la communication chez empruntis.com.
Les taux moyens reculent à 3,70% sur 15 ans et à 3,85% sur 20 ans, soit un recul de -0,05% par rapport au 15 janvier. Au total depuis le plus fort de la crise des liquidités qui a touché les banques, en octobre 2008 (taux fixe à 20 ans de 5,40% en moyenne), le taux à 20 ans a cédé ... 155 points de base.
Les taux fixes des prêts immobiliers sont généralement fixés à partir des taux des emprunts d'Etat à long terme (OAT à 10 ou 15 ans). L'OAT à 10 ans par exemple a beaucoup oscillé cet été, mais elle reste globalement orientée à la baisse : 3,66% le 10 mars, contre 4% à son plus haut des douze derniers mois, début juin, ce qui est bon signe pour les prêts immobiliers.
vendredi 8 janvier 2010
Placements : les stratégies à privilégier en 2010
Osons, donnons du sens à nos vies, privilégions la qualité… » Pour en finir avec 2009, année tellement particulière à tout point de vue, « Les Echos » ont réuni à la fin du mois de décembre, avec le partenariat de HSBC Private Bank, un parterre d'acteurs de premier plan dans tous les compartiments du patrimoine. Il y avait là Sébastien Bazin, président de Colony Capital en Europe, pour faire partager ses analyses sur l'immobilier commercial ; Patrice Bonduelle, notaire parisien chez Michelez & Associés, pour donner sa vision dans l'immobilier d'habitation ; Patrick Perrin, organisateur du pavillon des Arts, chaque année en mars aux Tuileries, à Paris ; Richard Froissac, avocat fiscaliste associé au cabinet CMS Bureau Francis Lefebvre ; Olivier Gregoir, directeur général de HSBC Assurence-Vie, et Blandine Herbault-Mulliez, présidente de la fondation Entreprendre, pour évoquer la philanthropie.
« Oser une aventure »
Au moment d'évoquer 2010, tous ont employé des mots très personnels qui relevaient plus de la philosophie de vie que de l'allocation d'actifs. Pour Sébastien Bazin, il s'agira, cette année, « d'oser une aventure » ; pour Blandine Herbault Mulliez, de « donner aux jeunes les moyens d'entreprendre leur vie » ; pour Patrick Perrin, « de ne rien faire sans plaisir, art de vivre et qualité » ; pour Patrice Bonduelle, « d'agir avec une grande hauteur de vue dans tout ce que l'on met en oeuvre ».
Relever la tête
Certes, il a aussi été question de thèmes d'investissement. Dans leur tiercé gagnant, les intervenants se sont accordés sur un retour en grâce des actions, suivies de l'assurance-vie, qui restera un vecteur à privilégier. Enfin, certains secteurs ciblés de l'immobilier seront propices à des investissements financés par un faible endettement. En tous les cas, tous les participants ont voulu souligner les bonnes raisons de relever la tête. Voilà qui change de la posture du dos rond à laquelle nous avaient habitués les années précédentes.
Cette table ronde était coanimée par Daniel Roy, président du directoire de HSBC Private Bank France et par Xavier Richard, directeur de l'ingénierie patrimoniale.
vendredi 11 décembre 2009
Société Générale monte à 100% dans Crédit du Nord
dimanche 8 novembre 2009
Où placer votre cash à 5% ?
Malgré le maintien du taux du livret A à 1,25%, en cette fin d'année, les établissements bancaires proposent des taux attractifs pour des périodes limitées à quelques semaines ou mois. Voici les meilleures offres.
Le Livret Epargne BforBank : 5% pendant 4 mois
Vous avez jusqu'au 15 décembre 2009 pour profiter d'un taux de 5% annuels bruts pendant 4 mois pour tout première ouverture d'un livret BforBank, dans la limite de 100.000 euros de dépôt.
Au delà de cette somme, et hors offre de lancement, les dépôts sont rémunérés à 2,50% bruts.
Barclays Premier Life : 5% pendant 3 mois
Ce livret vous offre 5% bruts pendant 3 mois, sans plafond de versement à condition d'ouvrir le livret avec un minimum de 15.000 euros et avant le 31 décembre 2009. Après 3 mois, la rémunération est ramenée à 2,30% bruts.
Fortunéo Livret Plus : 5% jusqu'au 15 décembre
Pour toute première ouverture du livret épargne Fortuneo, dans la limite de 20.000 euros, sa rémunération est de 5% bruts jusqu'au 15 décembre 2009 à condition d'ouvrir le livret au plus tard le 30 novembre 2009.
Petit avantage : l'ouverture cumulative d'un Livret Plus et d'un compte Bourse (plan d'épargne en actions ou compte-titres) permet de percevoir une prime de 20 euros.
Hors promotion, la rémunération passe à 2,50% bruts jusqu'à 10 millions d'euros.
BPE : 4% jusqu'au 31 décembre
A la BP,E le compte-chèques propose un taux annuel brut de 4% l'an, applicable jusqu'au 31 décembre 2009, calculé chaque jour sur la fraction du solde créditeur dépassant les 2.000 euros sans aucun plafond de dépôt. Cependant, cette sur-rémunération promotionnelle de 2% à 4% est limitée à la perception d'un maximum de 1.000 euros bruts d'intérêts.
Hors offre, le taux annuel brut est de 2% l'an calculé chaque jour sur la fraction dépassant 2.000 euros.
ING : 3,5% pendant 3 mois
Le Livret d'Epargne Orange garantit 3,5% pendant 3 mois pour toute ouverture avant le 31 décembre 2009 et jusqu'à 90.000 euros de dépôt. Si vous recommandez une personne et que celle-ci ouvre, dans les 45 jours qui suivent votre premier versement, à son tour un Livret vous recevrez 1% de plus.
Hors promotion, le taux de rémunération est de 2% bruts.
Regardez aussi du côté des assureurs
Plusieurs assureurs ont mis en place des offres garantissant un rendement net de 4% à 4,5% sur le fonds en euros. La plupart du temp,s des conditions d'investissement et de durées sont exigées. Par exemple, chez Aviva, pour pouvoir profiter d'un taux de 4,20% net garanti jusqu'au 3 septembre 2010, votre versement doit être d'au moins 12.000 euros et doit être réalisé avant le 22 décembre 2009.
dimanche 4 octobre 2009
Placements : les stratégies gagnantes pour 2010
Il va bien falloir repasser à l'action ! Un an après la faillite de Lehman Brothers, le paysage des placements ne présente plus l'aspect dévasté de septembre 2008. Dans un bel ensemble, les valeurs mobilières ont opéré un rattrapage massif. Le mouvement a profité aux actions, mais aussi aux obligations qu'elles soient d'Etat, privées ou convertibles. C'est comme si le sentiment de peur s'était éloigné des marchés.
Dans ce contexte, l'or justifie-t-il encore d'être sanctifié comme une valeur refuge ? Et l'immobilier, lui aussi habituellement crédité de cette qualité, quelle place lui accorder dans un patrimoine ? En tout cas, pour l'instant, force est de constater qu'il présente un visage contrasté. D'un côté, l'ancien semble en chute libre ; de l'autre, le neuf paraît plus soutenu, mais c'est surtout grâce à l'incitation fiscale Scellier. Enfin, il apparaît patent que les placements monétaires ne rapportent plus rien. Les particuliers doivent donc se remettre à investir dans des actifs qu'ils jugeaient trop risqués il y a encore quelques mois. Pour autant, quelles directions prendre ? C'est bien la question qui domine, alors que jusqu'à ce soir, à Lyon, se tient Patrimonia, la grande manifestation annuelle des professionnels de la gestion de patrimoine.
A cette occasion, et pour nous guider, nous avons réuni, fin août, en collaboration avec nos confrères d'" Investir Magazine ", cinq représentants de la profession. Il s'agissait de Meyer Azogui, président du directoire de Cyrus Conseil, à Paris ; Mme Edmée Chandon-Moët, présidente de Family Tax & Cash, à Paris ; Patrick Levard, de Raymond-James Patrimoine, à Nice ; André Manière, de la gestion Financière Saint Vincent à Dijon ; et Guy Roos, d'ICF, à Lyon. Pour les lecteurs des " Echos ", ils ont livré leurs convictions sur les placements à privilégier en 2010 mais aussi sur ceux qu'il conviendra d'éviter.
A privilégier
L'immobilier locatif : un succès qui va faire de l'ombre aux autres incitations fiscales
Il va bien falloir repasser à l'action ! Un an après la faillite de Lehman Brothers, le paysage des placements ne présente plus l'aspect dévasté de septembre 2008. Dans un bel ensemble, les valeurs mobilières ont opéré un rattrapage massif. Le mouvement a profité aux actions, mais aussi aux obligations qu'elles soient d'Etat, privées ou convertibles. C'est comme si le sentiment de peur s'était éloigné des marchés.
Dans ce contexte, l'or justifie-t-il encore d'être sanctifié comme une valeur refuge ? Et l'immobilier, lui aussi habituellement crédité de cette qualité, quelle place lui accorder dans un patrimoine ? En tout cas, pour l'instant, force est de constater qu'il présente un visage contrasté. D'un côté, l'ancien semble en chute libre ; de l'autre, le neuf paraît plus soutenu, mais c'est surtout grâce à l'incitation fiscale Scellier. Enfin, il apparaît patent que les placements monétaires ne rapportent plus rien. Les particuliers doivent donc se remettre à investir dans des actifs qu'ils jugeaient trop risqués il y a encore quelques mois. Pour autant, quelles directions prendre ? C'est bien la question qui domine, alors que jusqu'à ce soir, à Lyon, se tient Patrimonia, la grande manifestation annuelle des professionnels de la gestion de patrimoine.
A cette occasion, et pour nous guider, nous avons réuni, fin août, en collaboration avec nos confrères d'" Investir Magazine ", cinq représentants de la profession. Il s'agissait de Meyer Azogui, président du directoire de Cyrus Conseil, à Paris ; Mme Edmée Chandon-Moët, présidente de Family Tax & Cash, à Paris ; Patrick Levard, de Raymond-James Patrimoine, à Nice ; André Manière, de la gestion Financière Saint Vincent à Dijon ; et Guy Roos, d'ICF, à Lyon. Pour les lecteurs des " Echos ", ils ont livré leurs convictions sur les placements à privilégier en 2010 mais aussi sur ceux qu'il conviendra d'éviter.
L'année dernière fut difficile pour l'immobilier. Dans le prolongement, la relance de l'investissement locatif par le nouveau régime fiscal Scellier aura été pour les professionnels de la gestion de patrimoine - comme sans doute pour leurs clients - la première bonne nouvelle depuis longtemps. Les nuages avaient commencé à s'accumuler en 2007, lorsque s'amorçait la fin progressive d'un cycle haussier. Le mouvement se transforma au second semestre en véritable crise. Tout s'était ligué, en effet : effondrement des transactions dans le neuf, du fait du reflux des investisseurs, quasi-gel dans l'ancien, et pour l'ensemble, une baisse des prix bien plus importante que prévu, dépassant en moyenne 15 % dans l'ancien, et pouvant atteindre 10 % et parfois 20 % dans le neuf.
Pour couronner le tout, une série de mesures du projet de loi de Finances pour 2009 remettaient en cause, du Malraux au LMP, tous les dispositifs fiscaux destinés à favoriser l'investissement dans la pierre." Globalement, tout était bloqué, commente Guy Roos. Et tout s'est débloqué avec le Scellier. C'est un dispositif simple et efficace, avec une réduction d'impôt qui s'applique directement et peut atteindre jusqu'à 8.300 euros par an pendant neuf ans. " Le produit fait l'unanimité.
Mais l'avantage fiscal, aussi important soit-il, ne suffit pas à faire d'un placement un bon investissement. Il faut être très sélectif et très exigeant sur l'emplacement. Si l'on investit dans le coeur d'une grande agglomération et si l'on évite les programmes dédiés aux investisseurs où les biens sont surpayés, on a toutes les chances, selon nos interlocuteurs, d'éviter les dérives qu'ont connu les investisseurs en Robien, et de réaliser une bonne opération.
Rester prudent avec les SCPI de bureaux
En ce qui concerne les SCPI investies en bureaux, le contexte de crise économique incite à la prudence. Pour André Manière, il s'agit d'un produit intéressant, par exemple pour se constituer une source de revenus réguliers, mais à condition de bien choisir le moment d'investir. Or " il est encore trop tôt ", précise-t-il. " L'augmentation du taux de vacance, les renégociations de loyer par les locataires et les exigences de rendement des investisseurs vont nécessairement se traduire par des baisses de prix. Il faut attendre que les prix aient suffisamment décoté pour se positionner et profiter de la reprise des marchés quand elle se produira. "
Les SCPI qui investissent en commerce sont jugées moins risquées parce que le taux de vacance y est bien plus faible que dans les bureaux. " Il y a deux ou trois ans, nous avons beaucoup utilisé les SCPI comme outil de diversification des portefeuilles,témoigne Patrick Levard. Aujourd'hui, le parc des bureaux vides a commencé à augmenter et nous manquons de visibilité. " Autre problème soulevé, celui du risque de blocage des marchés secondaires. " Il peut y avoir un problème de liquidités,explique Guy Roos. Dans certaines SCPI, des demandes de retraits massifs ne peuvent pas être honorées. "
Les avantages fiscaux du Scellier sont aussi accessibles via des SCPI. " Ce peut être une solution, commente Meyer Azogui, mais seulement pour les personnes qui n'ont pas les moyens d'investir en direct et pour se constituer un capital à terme grâce au crédit. "
A éviter
Les liquidités : attention à ne pas faire de l'assurance-vie un superlivret !
Désormais, les placements monétaires ne rapportent presque plus rien. " Sur les sicav monétaires, si l'on tient compte de l'inflation, du prélèvement libératoire, de l'ISF et que l'on ajoute les frais de gestion des sicav, le résultat est négatif ", commente Edmée Chandon-Moët, Pourtant, précise-t-elle, beaucoup d'épargnants ne s'en sont pas encore aperçus.
Avant de s'interroger sur des placements plus rémunérateurs, encore faut-il, recommande Meyer Azogui, vérifier ce qui, dans les sommes placées à court terme, " correspond à de la vraie trésorerie, c'est-à-dire à de réels besoins de liquidités, et ce qui se révèle être la fausse trésorerie. En ce cas, les sommes sont laissées par facilité sur des comptes, alors qu'elles pourraient être réaffectées de façon optimale. A l'époque où le court terme rapportait 3 % ou 4 %, la distinction n'avait pas beaucoup d'importance. Ce n'est plus le cas désormais ".
La principale alternative, aux yeux de nos interlocuteurs, reste les fonds en euros des contrats d'assurance-vie, qui offrent encore facilement 4 %. Surtout si le contrat est ancien, puisque, après huit ans, les sorties sont sans impôt, si l'on ne dépasse pas le seuil de franchise. " Mais même si le contrat a moins de huit ans et qu'il faille payer le prélèvement libératoire, complète Guy Ross, la rémunération après l'impôt reste à plus de 2 %, soit presque le double du taux du livret A. "
De fait, les fonds en euros sont utilisés par beaucoup d'épargnants comme un support de trésorerie. " L'assurance-vie, support d'épargne à long terme par excellence, est complètement détournée de sa fonction originelle, remarque Meyer Azogui. Elle fait de plus en plus office de superlivret et elle est parfois utilisée sur des durées de placement très courtes. " Mais pour qu'un contrat puisse jouer le même rôle qu'un livret, encore faut-il que les compagnies d'assurances soient capables d'exécuter rapidement les ordres de retrait, ce qui, souligne Patrick Levard, n'est pas toujours le cas.
S'intéresser aux convertibles
" Dans le contexte actuel, les convertibles présentent de l'intérêt, parce qu'elles permettent de jouer sur les deux tableaux - obligations et actions - en profitant de la hausse des actions tout en bénéficiant du parachute obligataire, rappelle Edmée Chandon-Moët. Et c'est un choixqui a été plutôt payant. " C'est sans doute une des bonnes solutions pour les épargnants qui souhaitent commencer à réinvestir en Bourse avec prudence.
Les fonds garantis n'ont pas tenu leurs promesses
Au printemps 2008 - c'est-à-dire avant l'éclatement de la crise financière et l'effondrement des marchés financiers - les fonds structurés et les fonds de gestion alternative étaient proposés comme de bonnes solutions, voire comme les deux bonnes solutions du moment face à l'érosion des rendements des fonds en euros. Depuis, la plupart n'ont pas tenu leurs promesses. Certains ont même abouti à de vraies catastrophes pour leurs souscripteurs. " Le principal défaut de ces produits, c'est leur complexité et la façon dont ils ont été commercialisés, commente Guy Roos.En ce qui concerne les fonds structurés, le problème est né de la confusion entre les formules à capital garanti, sécurisées mais moins performantes, et les formules à capital protégé, plus prometteuses en termes de performances, mais qui ne protégeaient en rien contre les pertes en capital. Les épargnants qui en ont fait l'expérience se sont sentis piégés, trahis. "
Se limiter aux formules compréhensibles
" Une des leçons à tirer de la crise que nous traversons, c'est qu'il faut revenir à des produits simples, faciles à comprendre et à expliquer ", conseille Meyer Azogui.
L'or ne brille plus pour tout le monde
Dans les semaines qui ont suivi la faillite de Lehman Brothers, plus aucun établissement financier ne pouvait être considéré à l'abri d'une défaillance. L'or physique a paru alors retrouver son rôle de valeur refuge, et même connaître la fièvre. En France, le cours du napoléon a gagné 60 % en quatre jours. La prime, qui mesure la surcote de la pièce par rapport à sa valeur en poids d'or, a atteint 70 % à son plus haut. Mais la fièvre est vite passée. Dans un environnement économique en voie d'amélioration, le potentiel de hausse des lingots et du napoléon est très limité.
" Pendant la période de panique générale, témoigne Meyer Azogui, quelques très rares clients ont acheté des lingots pour retrouver le sommeil. D'une façon générale, nous investissons assez peu sur l'or, et plus de façon spéculative et temporaire que défensive. "
L'or, sous quelque forme que ce soit, n'a pas la faveur de nos interlocuteurs... à une exception près. " Dans nos portefeuilles, explique Edmée Chandon-Moët, nous sommes investis à hauteur d'environ 8 % à 10 % dans cette classe d'actifs, directement via un fonds or et indirectement via des fonds diversifiés qui intègrent l'or dans leur allocation. Les actions de mines d'or, qui avaient décroché par rapport à l'or physique, ont commencé à rattraper leur retard. Elles ont déjà connu une belle progression et ont encore à mon avis un potentiel de hausse depuis fin 2007(le différentiel est encore de 30 %). L'or peut jouer aussi un rôle de protection en cas de reprise de l'inflation dans les prochaines années.
PATRICK AUGIER ( " INVESTIR MAGAZINE ") ET FRANCOIS LE BRUN
vendredi 4 septembre 2009
Bercy veut surtaxer les revenus versés aux résidents de paradis fiscaux
A trois semaines du G20 de Pittsburgh, Paris multiplie les angles d'attaque contre les paradis fiscaux. Après avoir dévoilé l'existence d'une liste de 3.000 évadés fiscaux, détenant des comptes en Suisse, Eric Woerth, ministre du Budget, s'apprête à annoncer une série de mesures pour accroître la taxation des revenus « passifs » (intérêts, dividendes, redevances, etc.) versés par des entreprises en France à des personnes, physiques ou morales, domiciliées dans des paradis fiscaux. Elles devraient constituer, avec la taxe carbone et la taxe professionnelle, l'un des principaux volets du projet de loi de Finances 2010.
Il ne s'agit ni plus ni moins que de « mesures de rétorsion » à l'attention des pays non coopératifs. Celles-ci avaient d'ailleurs été réclamées début avril par les principaux chefs d'Etat, lors du G20 de Londres : il était notamment convenu de « prélever des taxes » et de « refuser toute déduction » sur les versements effectués « au profit des bénéficiaires dans une juridiction non coopérative ». C'est exactement l'esprit des mesures devant figurer en loi de Finances. Le gouvernement veut relever, à 50 %, les taux de retenue à la source des dividendes, intérêts et redevances, lorsque leurs bénéficiaires sont domiciliés dans un paradis fiscal. Aujourd'hui, ils s'élèvent entre 15 % et 35 %.
Pénalités accrues
Les régimes fiscaux de faveur (abattement sur les revenus de capitaux mobiliers, fusion en régime de faveur, etc.), aujourd'hui largement étendus, seront également interdits dès lors qu'ils impliquent un pays non coopératif. Les versements faits à une personne ou à une entreprise domiciliées dans un paradis fiscal ne seront, ainsi, plus jamais déductibles d'impôt. Aujourd'hui, il suffit de prouver que le versement ne présente pas un caractère « anormal ou exagéré » pour qu'ils soient déductibles. Sont visées les entreprises percevant des dividendes, exonérés d'impôt, de la part de leurs filiales françaises, ou les personnes qui perçoivent des intérêts de la part de débiteurs français. Les banques implantées en France qui refusent d'identifier les transferts d'argent de plus de 10.000 euros vers ces pays non coopératifs feront l'objet de pénalités accrues : elles pourront atteindre jusqu'à 50 % des fonds transférés par leurs clients.
Le ministre, qui défendra ses mesures au Parlement dans un mois, peut compter sur de nombreux députés, de gauche comme de droite, pour le soutenir et compléter ses propositions. Jeudi, la commission des Finances de l'Assemblée présentera ses propres initiatives. La mise en place d'une « police fiscale », placée sous l'autorité d'un juge, sera notamment remise sur la table par Didier Migaud, président PS de la commission (lire ci-dessous) et Gilles Carrez (UMP), le rapporteur. Cela avait déjà été le cas l'année dernière, mais le ministère de l'Intérieur n'y étant guère favorable, le projet avait été repoussé. Il a plus de chances d'aboutir, cette fois, car Bercy est prêt à accepter que les agents du fisc soit localisés place Beauvau et placés sous la tutelle de Brice Hortefeux.
Eric Woerth négocie, en parallèle, de nouvelles conventions fiscales avec Gibraltar, le Liechtenstein et Andorre, et poursuit ses discussions avec Singapour. La liste des pays « non coopératifs » a ainsi toutes les chances d'évoluer ces prochains mois.
samedi 25 juillet 2009
Le nombre de ménages français endettés atteint des records
D'après une étude de l'Observatoire des crédits aux ménages, le taux de diffusion des crédits en 2008 s'est en effet établi à 52,6 % de l'ensemble des ménages. Un des niveaux les plus élevés depuis vingt ans. En tout, ce sont 14,05 millions de ménages français qui disposaient d'un crédit l'an dernier.
Alors que la situation des établissements de crédit suscitait des inquiétudes, les ménages n'ont pas tiré un trait sur leurs projets en 2008 : 9,8 millions de nouveaux crédits ont été débloqués, en légère baisse de 4,4 % après une année 2007 exceptionnelle. 2009 devrait être une autre histoire, les prévisions tablant sur un recul d'environ 25 % sur l'année.
Persistance des situations de fragilité
Plus consommateurs de crédit, les ménages français n'en demeurent pas moins lucides. Alors que l'indicateur de sentiment mesuré par l'Insee plongeait l'an dernier au plus bas niveau depuis 1989, 48 % des ménages endettés déclaraient que leur situation financière s'était dégradée. En clair, que l'avenir serait plus difficile.
Parmi ces ménages, une sous-population pourrait souffrir davantage encore en 2009 : les ménages fragiles. Michel Mouillart, professeur à l'université Paris-X Nanterre, les définit d'après trois caractéristiques : " Ils ont soit un dossier en commission de surendettement, soit des charges de remboursement beaucoup trop élevées, soit un recours systématique aux dettes (famille, amis, dettes fiscales) pour boucler les fins de mois. "Majoritairement situés dans des petites agglomérations (moins de 20.000 habitants), ces ménages appartiennent à des catégories socioprofessionnelles faiblement qualifiées (ouvriers ou employés). Ils ont connu des parcours familiaux (divorce, séparation) et professionnels (22,9 % ont au moins un adulte au chômage) chaotiques. Mais, paradoxalement, ils ne sont pas proportionnellement plus nombreux qu'il y a dix ans : ils représentaient 4,3 % des ménages français en novembre 2008, un niveau quasi identique à celui de novembre 1997 (4,2 %).
Ces ménages sont toutefois plus fragiles qu'autrefois. Dotés d'un patrimoine financier limité, devant faire face à des augmentations de loyer et à des dépenses imprévues, ils sont les premiers exposés à la montée du chômage, des plans sociaux et du recours au temps partiel. " Tout laisse penser que la proportion des ménages fragiles au sein de l'ensemble des ménages français augmentera en 2009 ",avertit Michel Mouillart. Selon les derniers chiffres de la Banque de France, le nombre des dossiers déposés dans les commissions de surendettement a, en tout cas, progressé de plus de 11 % entre juin 2008 et mai 2009.
lundi 20 avril 2009
Livret A : le taux va baisser à 1,75% au 1er mai
AFP/Mychele Daniau
Le taux du Livret A sera ramené à 1,75% à partir du 1er mai, contre 2,5% actuellement, a annoncé vendredi la ministre de l'Economie Christine Lagarde lors d'une conférence de presse sur la fiscalité locale à Bercy. " Le Livret A sera rémunéré à partir du 1er mai à 1,75% ", a affirmé Mme Lagarde. " C'est très clairement un gain net pour les épargnants par rapport au taux d'inflation ", a-t-elle ajouté.
Le taux à son plus bas niveau historique
Le taux du Livret A descend ainsi à un niveau jamais vu depuis sa création en 1818. L'application du mode de calcul automatique défini par la loi (voir encadré ci-dessous) aurait dû faire passer le taux de rémunération du Livret A à 1%, sur la base des chiffres de l'inflation publiés vendredi. Dans le courrier de recommandation qu'il a adressé vendredi à la ministre, M. Noyer a expliqué avoir fait observer que porter le taux à 1% pourrait " paraître un peu fort ". " On peut considérer qu'il y aurait un risque de déstabilisation ", " qui pourrait créer une inquiétude chez les épargnants ", a estimé M. Noyer. De ce fait, " il me paraît possible de ne faire qu'une partie de la baisse ", a-t-il ajouté.
En optant pour un taux de rémunération de 1,75%, le ministre a suivi la recommandation formulée vendredi par le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer. M. Noyer a adressé sa recommandation dès vendredi, estimant disposer de tous les chiffres nécessaires au calcul théorique du taux. " Le taux du livret A constitue un taux directeur pour l'épargne réglementée et par conséquent pour de nombreux dépôts ", a estimé la ministre de l'Economie dans un communiqué. La baisse du taux de rémunération induira donc " une diminution des conditions d'emprunt pour les entreprises et pour les ménages " et permettra également de " contribuer au plan de relance " du gouvernement, selon Mme Lagarde.
Les nouvelles règles de fixation du taux du Livret A
La règle de fixation du taux du livret A précise que sa valeur est déterminée par le résultat le plus élevé entre A et B. A = (Eonia + Euribor 3 mois)/4) + (inflation des prix à la consommation/2), arrondi au quart de point le plus proche. B = inflation des prix à la consommation + 0.25%, arrondi au quart de point le plus proche.Jusqu'à fin Janvier de cette année, les révisions étaient effectuées sur une base semestrielle (janvier, juillet) et appliquées le mois suivant (1er février, 1er août). Un arrêté du 27 janvier a dorénavant porté de deux à quatre les dates de révision possibles du taux, en ajoutant aux échéances traditionnelles le 1er mai et le 1er novembre. Pour ces deux nouvelles dates, la révision peut intervenir sur proposition de la Banque de France si l'Institut "estime que la variation de l'inflation ou des marchés monétaires est très importante". Autre changement majeur, une modification du taux ne peut dorénavant excéder 1,50% (soit 150 points de base).
Le pouvoir d'achat des épargnants "préservé"
Cette contribution se traduira, selon Bercy, par l'amélioration des conditions de financement du logement social et des projets de grandes infrastructures dans le domaine des transports et de l'enseignement supérieur. Parallèlement, pour Mme Lagarde, la fixation du taux du Livret A à 1,75% " préserve le pouvoir d'achat des épargnants et l'attractivité " de ce produit, compte tenu du faible niveau de l'inflation, qui a atteint, en mars, 0,3% sur un an. M. Noyer a également fait valoir, à l'inverse, que ne pas baisser le taux reviendrait, selon lui, à " créer un obstacle artificiel en France à la répercussion de la baisse des taux de la BCE (Banque centrale européenne) sur le taux des crédits ". " Ce serait empêcher que la politique monétaire de la zone euro puisse pleinement contribuer au retour de la croissance dans notre pays ", a-t-il ajouté.
dimanche 4 janvier 2009
Livret A : les offres promotionnelles des "autres" banques
La suppression du monopole du livret A et du livret Bleu dès l'an prochain attise la convoitise. La loi de modernisation de l'économie du 23 juillet 2008 permet à tous les établissements de distribuer le Livret A à compter du 1er janvier 2009. Certains d'entre eux ont mis en place une offre produits afin d'inciter les actuels détenteurs de Livrets A à transférer chez eux leurs avoirs et d'attirer les nouveaux clients. La baisse "probable" de la rémunération du 1er février 2009, selon Augustin de Romanet, le directeur général de la Caisse des Dépôts, de la rémunération du Livret A, fixée à 4% net depuis le 1er août 2008, pourrait cependant pénaliser ces nouveaux entrants, les épargnants pouvant profiter dès à présent d'un taux de 4% net dans les réseaux historiques (La Poste, Caisse d'Epargne et Crédit Mutuel), alors qu'ils devront attendre le 1er janvier 2009 pour en bénéficier dans les réseaux "non historiques" et pour un mois seulement (jusqu'au 1er février 2009)...
Les caractéristiques du Livret A
Le livret A est totalement exonéré d'imposition et de prélèvements sociaux. Il est d'une souplesse absolue : entrée et sortie peuvent se faire à tout moment sans frais. Il a cependant un point faible : on ne peut pas déposer plus que 15.300 euros par livret, mais chacun, enfant ou adulte, peut détenir un livret A. Un couple avec deux enfants peut donc en détenir quatre.
ING Direct rémunère à 8% bruts son livret Orange
Pour toute ouverture d'un Livret A chez ING Direct avant le 31 janvier 2009, ING Direct garantit pendant trois mois du 8% bruts sur le livret Orange pour un montant équivalent à la somme versée sur le livret A lors de son ouverture.
Rappelons que le plafond de chaque livret A est de 15.300 euros
L'intérêt de cette offre : placer deux fois le montant maxi du livret A, d'une part à 4% nets et d'autre part à 8% bruts.
Fortis lance un compte d'attente rémunéré comme le Livret A
Pour préparer le lancement de son livret A, Fortis propose à ses clients de bénéficier dès à présent d'un compte rémunéré " Spécial Livret A " offrant la même rémunération que le livret A jusqu'à la fin de l'année 2008.
Ce compte " Spécial Livret A " bénéficie d'une rémunération de 5,64% bruts (soit 4% nets) pour tout dépôt supérieur à 5 000 euros. Comme le livret A, le compte rémunéré " Spécial Livret A " offre une disponibilité des avoirs à tout moment et un plafond de dépôts de 15 300 euros par livret et par client.
L'intérêt de cette offre : le seul avantage c'est le regroupement des comptes chez Fortis Banque. Réservé aux inconditionnels de la maison !
Groupama Banque : cotisations gratuites à l'un des deux packages bancaires et une offre " nouveau né "
Pour toute ouverture ou tout transfert d'un Livret A, entre le 1er janvier et le 31 décembre 2009, Groupama Banque propose six mois gratuits de cotisations à l'un ou l'autre des deux packages bancaires suivants : Astréa Essentiel ou Astréa 2, soit une économie de 37,20 euros dans le premier cas ou une économie de 51 euros pour la seconde formule.
La formule Astréa Essentiel permet une rémunération des liquidités du compte de dépôts de 1,20 à 4% bruts jusqu'à 30.000 euros
La formule Astréa 2 donne, en plus de la rémunération des liquidités jusqu'à 30.000 euros, la possibilité d'ouvrir un compte sur livret rémunéré à 4,5% bruts jusqu'à 20.000 euros et 2% bruts au delà sans plafond.
Une offre naissance s'ajoute : si vous avez des enfants nés entre le 30 juin 2008 et le 31 décembre 2009, Groupama Banque offre, pour toute ouverture d'un Livret A au nom de votre enfant une prime naissance de 30 euros par livret. Le versement de la prime naissance sera effectué dans un délai d'un mois à compter de l'ouverture du Livret A avec un minimum de 15 euros.
L'intérêt de cette offre : six mois d'économies sur la cotisation d'un package bancaire et une prime de 30 euros pour les nouveaux nés.
AXA Banque : une prime de 40 euros pour chaque réservation
AXA Banque propose une offre de réservation du Livret A, valable jusqu'au 31 décembre 2008, qui permet de recevoir consiste une prime de 40 euros pour chaque Livret A ouvert chez AXA Banque, sous réserve d'un solde d'au-moins 150 euros au 28 février 2009. Parrallèlement, le Livret AXA Banque voit sa rémunération passer au taux de 4% bruts dès le 1er euro et pour la totalité de l'encours si celui-ci est supérieur à 15.300 euros. En revanche, un taux de 3,5% bruts est appliqué si le solde est inférieur ou égal à 15.300 euros.
L'intérêt de cette offre : la prime de 40 euros et le livret supplémentaire rémunéré à 4% bruts (soit 2,84% nets après prélèvements fiscaux et sociaux).
AGF Banque : double le plafond du livret A
Jusqu'au 31 janvier 2009 le "Livret Atout Avenir" rémunère à 7% bruts (4,97% nets, après déduction de la fiscalité et des prélèvements sociaux libératoires) jusqu'à 15.300 euros par livret (plafond légal du livret A). Au delà de 15.300 euros la rémunération est de 2,75% bruts. Le titulaire du "Livret Atout Avenir" s'engage à ouvrir au plus tard au 31 mars 2009 un livret A chez AGF Banque. En outre, une garantie gratuite apporte une indemnisation égale au maximum à 15.300 euros pour le ou les bénéficiaires désignés en cas de décès accidentel ou d'invalidité totale et définitive accidentelle du titulaire du "Livret Atout Avenir". A partir de 2009, AGF Banque s'engage à ce que le client puisse recevoir une rémunération égale à celle du livret A, mais pour un plafond double à condition que le client investisse 15.300 euros sur le Livret A de AGF Banque et 15.300 euros supplémentaires sur le "Livret Atout Avenir".
L'intérêt de cette offre : pouvoir placer deux fois le montant maxi du livret A au même taux de rémunération que le livret A.
CIC : jusqu'à 100.000 euros rémunérés
A destination de ses clients et prospects, le CIC propose le Livret A Sup. Il est accessible à compter de 15 euros. Jusqu'au plafond du livret A, soit 15.300 euros, sa rémunération est de 5,634% bruts (soit 4% nets). Au delà et jusqu'à 50.000 euros, soit pour 34.700 euros supplémentaires, sa rémunération est de 6% bruts (4,26% nets) du 1er octobre 2008 au 31 décembre 2008. Après capitalisation des intérêts au 31 décembre 2008, le Livret A Sup se transformera automatiquement en un nouveau Livret A Sup comprenant une partie "Livret A pur" (donc soumise à la réglementation du Livret A). Le plafond de versements restera fixé à 50.000 euros, dont :
- 15.300 euros seront rémunérés à 4% nets (conformément à la réglementation livret A) ;
- 34.700 euros à 4,50% bruts.
Signalons, également, que le CIC propose le Livret de Développement Durable Sup sur lequel il est possible de placer jusqu'à 50.000 euros, dont 6.000 rémunérés à 4% nets et 44.000 euros rémunérés à 4,50% bruts.
L'intérêt de cette offre : elle permet de bénéficier d'un taux attractif et de placer jusqu'à 100.000 euros par personne.
Société Générale : une pré-réservation qui sert 4% nets
Les clients qui s'engagent à souscrire un Livret A auprès de la Société Générale bénéficient d'avantages équivalents à ceux du Livret A en ouvrant un Livret Avant-Première Société Générale. C'est un compte sur livret avec une rémunération et un fonctionnement comparables au livret A : même plancher (15 euros) et même plafond que le livret A (15.300 euros), une rémunération nette équivalente à celle du livret A (5,63% bruts, soit 4% nets). Au-delà de 15.300 euros, il est rémunéré au taux du Compte sur Livret Société Générale, soit actuellement, 3,50% bruts sans limite de plafond. Les fonds du Livret Avant-Première seront transférés automatiquement en janvier 2009, dans la limite de 15.300 euros sur le livret A.
L'intérêt de cette offre : la rémunération proposée est la même que celle du Livret A, soit 5,63% bruts ou 4% nets.
Crédit Agricole Ile-de-France : une offre à 4,01% nets
Un livret de pré-réservation du livret A permet d'ores et déjà d'investir entre 15 euros et 15.300 euros au taux de 5,65% bruts (4,01%nets).
En janvier 2009, les transferts de ce livret de pré-réservation vers le Livret A du Crédit Agricole Ile -de-France auront lieu automatiquement sans perte d'intérêts.
L'intérêt de cette offre : bénéficier actuellement d'une rémunération très légèrement supérieure à celle du livret A.
Fortunéo : une prime de 10 à 50 euros pour tout transfert ou ouverture
Comme dans la plupart des autres établissements, le Livret A sera disponible chez Fortunéo dès le 1er janvier au taux de 4% net. Pour toute demande d'ouverture ou de transfert d'un Livret A avant le 31 décembre 2008, le courtier en ligne versera une prime calculée sur les sommes portées sur le Livret au 31 mars 2009. Cette prime sera de 10 euros à 50 euros, selon l'encours du Livret (le total des sommes qui y sont portées) : 50 euros pour un encours supérieur à 5.000 euros, 40 euros pour un encours supérieur à 4.000 euros, 30 euros pour un encours supérieur à 3.000 euros, 20 euros pour un encours supérieur à 2.000 euros, 10 euros pour un encours supérieur à 1.000 euros.
L'intérêt de cette offre : une prime variable de 10 à 50 euros.
BNP Paribas : donne 1% de plus avec une assurance-vie
Pour la réservation de son livret A BNP Paribas propose d'investir dans une assurance vie qui donne une rémunération d'un point de plus que le livret A, soit 5% nets.
L'offre A+1 est proposée jusqu'au 31 janvier 2009. Elle permet de profiter d'une rémunération exceptionnelle garantie de 5% dans la limite de 15.300 euros jusqu'à fin 2009 sur le fonds en euros. Le client choisit le contrat BNP Paribas qu'il souhaite : Multiplacements, Multiplacements 2, Multiplacements Avenir, Multiplacements Privilège ou Multiplacements Privilège Plus.
La rémunération de 5% est garantie jusqu'à fin 2009. Le client n'est pas obligé d'ouvrir un Livret A, il peut décider de conserver les sommes sur son contrat d'assurance -vie.
Précisons que les droits d'entrée sur le contrat d'assurance vie sont offerts pour tout versement initial inférieur ou égal à 15.300 euros.
L'intérêt de cette offre : une rémunération supplémentaire de 1% pendant un an maximum. S'ajoute aussi la possibilité de conserver son contrat d'assurance vie.
Monabanq : rémunère 5.000 euros à 4% nets
La banque en ligne propose à ses clients une offre d'ouverture d'un livret d'épargne rémunéré à 4% nets jusqu'à 5.000 euros pour les nouveaux versements (pas pour les transferts de compte à compte). Les sommes figurant sur ce livret d'épargne rémunéré seront transférées sur le livret A Monabanq dès 2009.
L'intérêt de cette offre : la rémunération de 5.000 euros de liquidités à 4% nets.
BRED : propose un compte à terme d'attente
A la BRED, jusque fin 2008, un compte à terme spécial livret A est proposé à 4,75% bruts. Les capitaux disponibles sur ce compte à terme seront automatiquement transférés sur le livret A dès le 15 janvier 2009. Sachez, cependant, qu'en négociant il est possible pour un bon client d'obtenir un peu plus que le taux de 4,75% proposé.
L'intérêt de cette offre : la rémunération temporaire de liquidités à 4,75% bruts (soit 3,37% nets).
La riposte des établissements traditionnels distributeurs du livret A
A l'exception du Crédit Mutuel, les banques qui distribuent aujourd'hui le livret A n'ont pas, pour l'instant, mis en place d'offres de nouveaux livrets ou comptes. Ces établissements sont plutôt sur une stratégie défensive, souhaitant avant tout conserver les livrets actuels de leurs clients.
A la Banque Postale, cette stratégie s'est traduite par une campagne marketing avec comme slogan " I love L.A " et un affichage sur le thème "Votre livret A mérite bien plus qu'une banque ". La gestion du livret A est désormais accessible via Internet que le client ait ou non son compte à la Banque Postale. Mais en dehors de ce nouveau service par Internet qui permet même d'effectuer des virements vers des comptes détenus ou non à la Banque Postale, il n'y a pas d'offre de nouveaux produits. Cette tactique a pourtant porté ses fruits. De début janvier 2008 à fin septembre 2008, à la Banque Postale ont été ouverts 260.000 nouveaux livret A pour une collecte nette de plus de 4 milliards d'euros.
La Caisse d'Epargne propose à chaque titulaire d'un Livret A ayant versé la somme maximale sur son livret A (15.300 euros) un livret Grand Format qui rémunère actuellement les sommes versées à 5,75% bruts (soit rémunération du livret A de 4% + une prime de 1,75%). Le plafond du livret Grand Format est identique à celui du livret A (15.300 euros). S'ajoute un livret Grand Prix dont le plafond de dépôts est de 50.000 euros et qui rapporte 6,50% bruts jusque fin avril 2009. Mais le taux de rémunération de ce livret varie selon les marchés financiers. Par ailleurs, toutes les caisses régionales n'offrent pas ce livret Grand Prix.
Le Crédit Mutuel dispose du Livret Bleu couplé au livret de développement durable (LDD), ce qui permet d'épargner jusqu'à 21.300 euros avec une rémunération de 4% nets, tout en alliant souplesse, disponibilité. Le Crédit Mutuel Nord Europe propose le Livret Fidélité avec un nouveau plafond de 80.000 euros qui offre un taux de 4,75% bruts (3,37% nets). Ce Livret Fidélité est ouvert automatiquement dès que le livret Bleu et le LDD du client sont pleins, ce qui lui donne la possibilité de placer plus de 100 000 euros.
Taux nets ou taux bruts : à ne pas confondre !
Les offres d'ouverture de nouveaux livrets comportent des indications de taux nets et de taux bruts. Attention, ces offres ne sont pas identiques. Un taux brut est un taux de rémunération qui supporte les prélèvements sociaux et l'imposition, alors qu'un taux net est un taux réel une fois les prélèvements sociaux et l'imposition déduits. En dehors du livret A, les intérêts des livrets ou comptes rémunérés supportent les prélèvements sociaux à hauteur de 11% et ils sont soumis, soit à l'impôt sur le revenu, soit au prélèvement fiscal forfaitaire libératoire au taux de 18% depuis le 1er janvier 2008. Au total, si le contribuable opte pour cette dernière option, la retenue sociale et fiscale est de 29% (11% de prélèvements sociaux + 18 % de prélèvement fiscal forfaitaire libératoire).
Dès 2009, les prélèvements sociaux pourraient passer à 12,1% au lieu de 11%
Afin de financer le futur RSA, une nouvelle taxe de 1,1% sur les revenus du capital et de l'épargne pourrait être créée à partir du 1er janvier 2009. Cette nouvelle taxe aurait pour effet d'augmenter les prélèvements sociaux à 12,10% au lieu de 11% aujourd'hui. Conséquence directe de cette nouvelle taxe, les rémunérations nettes (après imposition) des placements baisseront.
Un rendement final qui dépend de la fiscalité applicable
Pour calculer en 2008 la rémunération nette après déduction des prélèvements sociaux et de l'imposition forfaitaire au taux de 29%, il suffit de multiplier le taux brut servi par 0,71. Ainsi, une rémunération de 4,5% bruts, donne un taux net de 3,20%, une fois les prélèvements sociaux et l'imposition déduite.
Pour calculer en 2009 la rémunération nette après déduction des prélèvements sociaux et de l'imposition forfaitaire au taux de 30,1%, il suffit de multiplier le taux brut servi par 0,699. Ainsi, une rémunération de 4,5% bruts, donne un taux net de 3,15%, une fois les prélèvements sociaux et l'imposition déduite.
BERNARD LE COURT - LES ECHOS