Un différend vous oppose à votre banque ? Voici les moyens de le traiter rapidement et au mieux de vos intérêts.
Les relations avec son banquier ne sont pas toujours roses. Parfois les clients ont l'impression d'avoir été floués. Si vous n'arrivez pas à faire entendre raison à votre banque, sachez que vous pouvez éviter un recours devant le tribunal en portant le litige devant les instances de votre banque.
Première démarche, vous pouvez commencer par prendre contact avec votre conseiller de clientèle, puis écrire au directeur de l'agence et le rencontrer.
Si aucune solution ne se dégage, vous pouvez, ensuite, écrire au "service relations clientèle" de votre banque. Ce service est généralement situé au siège régional ou national de votre banque selon son organisation. Lorsque vous écrivez à ce service, joignez-lui une copie de votre dossier.
Voici des conseils supplémentaires pour présenter votre demande
Chaque banque met un médiateur à votre disposition
Enfin, vous pouvez trouver une solution amiable en contactant le médiateur de la banque dont le champ de compétences a été élargi récemment à la gestion des contrats d'épargne et de prêt. Pour envoyer votre dossier au médiateur, utilisez l'adresse figurant sur votre relevé de compte ou sur votre convention de compte
dimanche 2 mars 2008
vendredi 15 février 2008
Société Générale : le courtier de Fimat a déposé plainte
L'avocat de Moussa B., témoin assisté dans l'affaire de la fraude de Jérôme Kerviel, a introduit une action pour faux et usage de faux, violation du secret professionnel, dénonciation calomnieuse et diffamation. Il estime que les extraits des échanges échangés par les deux hommes, rendus publics, présentent une "altération frauduleuse de la vérité".
Le courtier qui était en relation avec Jérôme Kerviel et entendu comme témoin assisté dans l'affaire des falsifications reprochées au trader de la Société générale, a déposé plainte vendredi pour "faux et usage de faux", "violation du secret professionnel", "dénonciation calomnieuse", "diffamation" et "violation de l'interdiction de publication d'acte de procédure", selon une source judiciaire. Selon l'avocat du courtier, Me Jean-David Scemama, les extraits de messages électroniques instantanés publiés par le "Nouvel Observateur" samedi sur son site internet, présentent une "altération frauduleuse de la vérité" pour "laisser accroire qu'on a été dans une logique de complicité". "Je suis scandalisé par les méthodes utilisées", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que des modifications avaient été effectuées pour "orienter" l'interprétation des relations entre le courtier et le trader.
La publication de ces "chats" est intervenue au moment où le courtier de la Fimat, une filiale de la Société Générale, était présenté aux juges Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset, qui l'ont placé sous le statut de témoin assisté. Ce statut, à mi-chemin entre le statut de témoin et celui de mis en examen, signifie que les magistrats ne disposent pas d'éléments suffisants étayant la piste d'une complicité entre le courtier et le trader.
"Il y a une nuance entre reprendre des extraits et restituer leur exactitude et modifier leur teneur en enlevant des mots ou des signes", a affirmé l'avocat. Selon lui, des mots et des signes utilisés dans ces messages pour faire comprendre que l'on fait de l'humour (comme les "smileys" et signe "lol") ont été retirés des extraits parus dans la presse alors qu'ils figurent sur les originaux versés au dossier d'instruction, qui représentent environ 1.600 pages.
L'avocat dénonce également un "découpage des dialogues" avec des phrases tronquées, d'autres "volontairement attribuées au courtier" alors qu'elles ont été écrites par M. Kerviel. "Ce découpage n'est pas neutre", a-t-il dénoncé.
Les "horaires" d'envoi de ces messages ont également été modifiés dans les extraits parus dans la presse, a ajouté Jean-David Scemama, qui n'a pas voulu fournir de précision sur ce point en raison du secret de l'instruction.
Selon des sources proches du dossier, Jérôme Kerviel, soupçonné de falsifications qui ont coûté 4,82 milliards d'euros à la Société Générale, a passé une partie de ses ordres d'achats et de ventes via la société de courtage Fimat (aujourd'hui Newedge). La révélation de la garde à vue du courtier était intervenue le 8 février, quelques heures avant l'examen de l'appel concernant le maintien sous contrôle judiciaire de Jérôme Kerviel. Ce dernier a finalement été placé le jour-même en détention provisoire à la prison de la Santé.
Selon une source judiciaire, même si le courtier avait eu connaissance des agissements de Jérôme Kerviel, cela n'est pas pour autant répréhensible sur le plan pénal. "Pour qu'il y ait complicité, il faut un acte positif. On n'est pas complice par inaction. S'il a su, fermé les yeux mais n'a pas participé, c'est un problème déontologique, éthique, plus que pénal", selon cette source.
samedi 9 février 2008
Société Générale : le courtier soupçonné de complicité présenté samedi aux juges
Jérôme Kerviel, placé en détention provisoire vendredi, aurait passé une partie des ordres qui ont coûté 4,82 milliards d'euros, via ce courtier d'une filiale de la Société Générale. Des messages électroniques instantanés échangés entre les deux hommes ont été versés au dossier d'instruction par la banque.
Le courtier d'une filiale de la Société Générale, soupçonné d'avoir eu connaissance des agissements du trader Jérôme Kerviel et qui avait été placé jeudi en garde à vue à la brigade financière, va être présenté samedi aux juges en charge du dossier.
Ce courtier de la Fimat (filiale de la Société Générale), Moussa Bakir, selon le Financial Times, était en relation professionnelle avec Jérôme Kerviel, le trader soupçonné de falsifications qui ont coûté 4,82 milliards d'euros à la banque. Selon une source proche du dossier, Jérôme Kerviel passait une partie de ses ordres d'achats et de ventes sur les produits dérivés via cette société de courtage, qui a fusionné le 22 janvier avec une filiale de Calyon pour devenir Newedge. Des messages électroniques instantanés ("chat") entre le courtier et Jérôme Kerviel, suggérant que le gardé à vue était au courant des agissements du trader, ont été versés au dossier d'instruction par la Société Générale, selon cette source. L'un de ces messages du 30 novembre 2007, cité par Le Monde, était ainsi libellé: "Tu n'as rien fait d'illégal au sens de la loi".
La journée de vendredi avait une fois encore été riche en rebondissements dans l'affaire de la Société Générale. La cour d'appel de Paris a décidé le placement en détention provisoire de Jérôme Kerviel, le trader de la Société Générale soupçonné de falsifications qui ont coûté 4,82 milliards d'euros à la banque, a-t-on appris auprès des avocats des parties civiles. L'ex-trader avait été mis en examen le 28 janvier pour " abus de confiance ", " faux et usage de faux " et "introduction dans des systèmes de données informatiques". Les juges Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset avaient choisi de le laisser libre sous contrôle judiciaire, une décision dont le parquet avait fait appel.
D'une manière générale, le parquet était persuadé qu'une enquête ne pouvait se dérouler sereinement en laissant libre de parler l'ex-trader, comme il l'a fait récemment à l'AFP. Il jugeait en outre que les mesures de contrôle judiciaire imposées par les juges d'instruction sont "trop imprécises pour être efficaces" et "garantir le bon déroulement des investigations". Apparemment, ces arguments ont convaincu les juges de la chambre de l'instruction.
Des messages électroniques instantanés échangés entre le courtier et Jérôme Kerviel ont donc été versés au dossier d'instruction par la Société Générale. Le 24 janvier dernier, lors de la révélation de l'affaire, la Société Générale avait affirmé que Jérôme Kerviel avait agi seul. Cette version d'un acte isolé avait été mise en doute par de nombreux spécialistes des marchés financiers.
Le courtier d'une filiale de la Société Générale, soupçonné d'avoir eu connaissance des agissements du trader Jérôme Kerviel et qui avait été placé jeudi en garde à vue à la brigade financière, va être présenté samedi aux juges en charge du dossier.
Ce courtier de la Fimat (filiale de la Société Générale), Moussa Bakir, selon le Financial Times, était en relation professionnelle avec Jérôme Kerviel, le trader soupçonné de falsifications qui ont coûté 4,82 milliards d'euros à la banque. Selon une source proche du dossier, Jérôme Kerviel passait une partie de ses ordres d'achats et de ventes sur les produits dérivés via cette société de courtage, qui a fusionné le 22 janvier avec une filiale de Calyon pour devenir Newedge. Des messages électroniques instantanés ("chat") entre le courtier et Jérôme Kerviel, suggérant que le gardé à vue était au courant des agissements du trader, ont été versés au dossier d'instruction par la Société Générale, selon cette source. L'un de ces messages du 30 novembre 2007, cité par Le Monde, était ainsi libellé: "Tu n'as rien fait d'illégal au sens de la loi".
La journée de vendredi avait une fois encore été riche en rebondissements dans l'affaire de la Société Générale. La cour d'appel de Paris a décidé le placement en détention provisoire de Jérôme Kerviel, le trader de la Société Générale soupçonné de falsifications qui ont coûté 4,82 milliards d'euros à la banque, a-t-on appris auprès des avocats des parties civiles. L'ex-trader avait été mis en examen le 28 janvier pour " abus de confiance ", " faux et usage de faux " et "introduction dans des systèmes de données informatiques". Les juges Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset avaient choisi de le laisser libre sous contrôle judiciaire, une décision dont le parquet avait fait appel.
D'une manière générale, le parquet était persuadé qu'une enquête ne pouvait se dérouler sereinement en laissant libre de parler l'ex-trader, comme il l'a fait récemment à l'AFP. Il jugeait en outre que les mesures de contrôle judiciaire imposées par les juges d'instruction sont "trop imprécises pour être efficaces" et "garantir le bon déroulement des investigations". Apparemment, ces arguments ont convaincu les juges de la chambre de l'instruction.
Des messages électroniques instantanés échangés entre le courtier et Jérôme Kerviel ont donc été versés au dossier d'instruction par la Société Générale. Le 24 janvier dernier, lors de la révélation de l'affaire, la Société Générale avait affirmé que Jérôme Kerviel avait agi seul. Cette version d'un acte isolé avait été mise en doute par de nombreux spécialistes des marchés financiers.
vendredi 25 janvier 2008
Déficits publics : Bruxelles veut que la France accélère "considérablement" ses efforts
La Commission européenne publiera mercredi son évaluation des objectifs en matière de finances publiques de la France. Elle pointe des "risques importants" concernant le retour à l'équilibre de ces dernières en 2012.
La Commission européenne appelle la France à accélérer "considérablement" ses efforts pour réduire ses déficits publics, selon un projet de recommandation dont l'AFP a obtenu copie vendredi.
"La France est invitée à accélérer considérablement son rythme de consolidation budgétaire et de réduction de sa dette", estime la Commission dans ce document. Les pays de la zone euro se sont engagés en avril 2007 à atteindre l'équilibre de leurs finances publiques d'ici 2010. Mais la France a ensuite dit qu'elle se réservait la possibilité de reporter cet objectif à 2012 si la croissance n'était pas assez vigoureuse. L'équilibre des finances publiques "est reporté de 2010 à 2012 selon le plus plausible des deux scénarios macroéconomiques présentés par les autorités françaises", souligne le texte. "Néanmoins, même cette trajectoire d'ajustement est sujette à des risques importants", ajoute-t-elle.
La Commission doit publier mercredi prochain son évaluation des objectifs en matière de finances publiques de la France. La recommandation ainsi émise doit ensuite être soumise aux ministres des Finances de l'Union européenne.
La Commission européenne appelle la France à accélérer "considérablement" ses efforts pour réduire ses déficits publics, selon un projet de recommandation dont l'AFP a obtenu copie vendredi.
"La France est invitée à accélérer considérablement son rythme de consolidation budgétaire et de réduction de sa dette", estime la Commission dans ce document. Les pays de la zone euro se sont engagés en avril 2007 à atteindre l'équilibre de leurs finances publiques d'ici 2010. Mais la France a ensuite dit qu'elle se réservait la possibilité de reporter cet objectif à 2012 si la croissance n'était pas assez vigoureuse. L'équilibre des finances publiques "est reporté de 2010 à 2012 selon le plus plausible des deux scénarios macroéconomiques présentés par les autorités françaises", souligne le texte. "Néanmoins, même cette trajectoire d'ajustement est sujette à des risques importants", ajoute-t-elle.
La Commission doit publier mercredi prochain son évaluation des objectifs en matière de finances publiques de la France. La recommandation ainsi émise doit ensuite être soumise aux ministres des Finances de l'Union européenne.
dimanche 20 janvier 2008
Prêts immobiliers : les taux fixes augmentent légèrement
Entre le 15 décembre 2007 et le 15 janvier 2008, les taux des prêts à taux fixe ont augmenté de 0,05% à 0,10%, selon le courtier Empruntis.
Une fois n'est pas coutume, les taux d'intérêts des prêts immobiliers sont quasi-homogènes sur toutes les régions sur les durées comprises entre quinze et trente ans, révèle le dernier baromètre régional du courtier Empruntis. Entre le 15 décembre 2007 et le 15 janvier 2008, les conditions de crédit des prêts à taux fixe ont augmenté entre 0,05% et 0,10%. Cette hausse quasi-générale touche toutes les régions, à l'exception de la région Méditerranée qui se positionnait déjà comme la zone géographique la plus chère, le 15 décembre dernier.
Dans cette étude qui passe en revue les taux fixes pratiqués dans sept grandes régions de France, le taux du marché sur 15 ans, s'élève à 4,80% dans toute la France, sauf en Ile-de-France où il s'affiche à 4,85%. Quant au taux sur 20 ans, il ressort à 4,85% dans toute la France, sauf en Ile-de-France où il s'établit à 4,90%.
Comme l'une des missions de courtiers de crédit consiste à mettre en concurrence plusieurs établissements financiers, Empruntis relève également le taux minima. Ainsi sur 15 ans, il est possible de décrocher un taux fixe de 4,55% en Ile-de-France et un taux de 4,65%, toujours en Ile-de-France, mais cette fois également dans l'Ouest. Sur toutes les régions, les minima sont stables, voire en très légère hausse.
Une fois n'est pas coutume, les taux d'intérêts des prêts immobiliers sont quasi-homogènes sur toutes les régions sur les durées comprises entre quinze et trente ans, révèle le dernier baromètre régional du courtier Empruntis. Entre le 15 décembre 2007 et le 15 janvier 2008, les conditions de crédit des prêts à taux fixe ont augmenté entre 0,05% et 0,10%. Cette hausse quasi-générale touche toutes les régions, à l'exception de la région Méditerranée qui se positionnait déjà comme la zone géographique la plus chère, le 15 décembre dernier.
Dans cette étude qui passe en revue les taux fixes pratiqués dans sept grandes régions de France, le taux du marché sur 15 ans, s'élève à 4,80% dans toute la France, sauf en Ile-de-France où il s'affiche à 4,85%. Quant au taux sur 20 ans, il ressort à 4,85% dans toute la France, sauf en Ile-de-France où il s'établit à 4,90%.
Comme l'une des missions de courtiers de crédit consiste à mettre en concurrence plusieurs établissements financiers, Empruntis relève également le taux minima. Ainsi sur 15 ans, il est possible de décrocher un taux fixe de 4,55% en Ile-de-France et un taux de 4,65%, toujours en Ile-de-France, mais cette fois également dans l'Ouest. Sur toutes les régions, les minima sont stables, voire en très légère hausse.
samedi 12 janvier 2008
La Banque Centrale laisse ses taux inchangés
La banque centrale européenne (BCE) a maintenu à 4 % son taux directeur, jeudi 10 janvier, comme prévu. Son président, Jean-Claude Trichet, a fait savoir que le conseil de la Banque avait soigneusement pesé "les pour et les contre d'une hausse des taux directeurs". A aucun moment, il n'a évoqué leur baisse. Cette posture est le résultat de l'impossibilité où se trouve la BCE de modifier sa politique monétaire. Le ralentissement de la croissance et le recul de la confiance aussi bien des entrepreneurs que des consommateurs lui interdisent de relever ses taux.
De la même façon, l'accélération de l'inflation, qui a atteint 3,1 % sur un an dans la zone euro, en décembre 2007 -au plus haut depuis six ans et demi -, l'empêche de baisser le prix de l'argent, comme le souhaiteraient nombre de gouvernements européens inquiets de la langueur de leurs économies. M. Trichet n'avait donc à sa disposition que le verbe et il a choisi de hausser le ton. Il redoute l'effet "de second tour", c'est-à-dire, que l'inflation née de la hausse des prix de l'énergie et des produits agricoles se traduisent par des augmentations salariales.
"ELLE ABOIE MAIS NE MORD PAS"
Les 8 % de plus réclamés en Allemagne par les syndicats de la fonction publique et par le syndicat de la métallurgie IG Metall l'inquiètent et il a déclaré que la BCE "ne tolérera pas une spirale inflation-salaires" demandant aux participants aux négociations salariales "de se comporter convenablement", car "tout schéma d'indexation des salaires sur les prix doit être éliminé". Il a dit la BCE "prête" à agir "de façon préventive".
Celle-ci "aboie, mais ne mord pas", selon la formule de Michael Schubert, économiste à la Commerzbank, cité par l'AFP. Car la majorité des analystes ne partagent pas l'optimisme de M. Trichet en matière de croissance.
Lui pense que la décrue du chômage tombé à 7 % en fin d'année 2007 est l'un des signes qui prouvent que l'état de l'économie européenne est "sain". La baisse des indicateurs de confiance ne l'émeut pas car, selon lui, ces derniers reflètent encore une croissance.
Les analystes pensent que la BCE ne pourra pas ignorer le marasme actuel. "Elle doit agir, sans attendre que tout le monde se rende compte que l'Europe ralentit", a déclaré Henier Flassbeck, directeur à la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), qui plaide pour une baisse de ses taux, faute de quoi le dollar pourrait se déprécier de 20 % supplémentaires.
La divergence des politiques suivies par la BCE et par la Réserve fédérale américaine (Fed), qui prévoit une baisse de ses taux, a fait monter l'euro de 1,46 à 1,48 dollar, le 11 janvier.
Mais la Banque est plus soucieuse de conjoncture qu'elle ne veut le reconnaître. M. Trichet a annoncé qu'en janvier, elle founirait des liquidités supplémentaires comme en décembre 2007. Ce coup de pouce prendra la forme de deux opérations de 10 milliards de dollars (6,7 milliards d'euros) chacune en coopération avec la Fed. La première sera lancée le 17 janvier à taux fixe et pour 28 jours afin de fournir aux banques de la zone euro les dollars dont elles ont besoin, notamment pour leurs activités aux Etats-Unis.
alain Faujas
De la même façon, l'accélération de l'inflation, qui a atteint 3,1 % sur un an dans la zone euro, en décembre 2007 -au plus haut depuis six ans et demi -, l'empêche de baisser le prix de l'argent, comme le souhaiteraient nombre de gouvernements européens inquiets de la langueur de leurs économies. M. Trichet n'avait donc à sa disposition que le verbe et il a choisi de hausser le ton. Il redoute l'effet "de second tour", c'est-à-dire, que l'inflation née de la hausse des prix de l'énergie et des produits agricoles se traduisent par des augmentations salariales.
"ELLE ABOIE MAIS NE MORD PAS"
Les 8 % de plus réclamés en Allemagne par les syndicats de la fonction publique et par le syndicat de la métallurgie IG Metall l'inquiètent et il a déclaré que la BCE "ne tolérera pas une spirale inflation-salaires" demandant aux participants aux négociations salariales "de se comporter convenablement", car "tout schéma d'indexation des salaires sur les prix doit être éliminé". Il a dit la BCE "prête" à agir "de façon préventive".
Celle-ci "aboie, mais ne mord pas", selon la formule de Michael Schubert, économiste à la Commerzbank, cité par l'AFP. Car la majorité des analystes ne partagent pas l'optimisme de M. Trichet en matière de croissance.
Lui pense que la décrue du chômage tombé à 7 % en fin d'année 2007 est l'un des signes qui prouvent que l'état de l'économie européenne est "sain". La baisse des indicateurs de confiance ne l'émeut pas car, selon lui, ces derniers reflètent encore une croissance.
Les analystes pensent que la BCE ne pourra pas ignorer le marasme actuel. "Elle doit agir, sans attendre que tout le monde se rende compte que l'Europe ralentit", a déclaré Henier Flassbeck, directeur à la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), qui plaide pour une baisse de ses taux, faute de quoi le dollar pourrait se déprécier de 20 % supplémentaires.
La divergence des politiques suivies par la BCE et par la Réserve fédérale américaine (Fed), qui prévoit une baisse de ses taux, a fait monter l'euro de 1,46 à 1,48 dollar, le 11 janvier.
Mais la Banque est plus soucieuse de conjoncture qu'elle ne veut le reconnaître. M. Trichet a annoncé qu'en janvier, elle founirait des liquidités supplémentaires comme en décembre 2007. Ce coup de pouce prendra la forme de deux opérations de 10 milliards de dollars (6,7 milliards d'euros) chacune en coopération avec la Fed. La première sera lancée le 17 janvier à taux fixe et pour 28 jours afin de fournir aux banques de la zone euro les dollars dont elles ont besoin, notamment pour leurs activités aux Etats-Unis.
alain Faujas
mardi 1 janvier 2008
2008 : l'assurance-vie et les placements liquides devraient bien résister, selon le BIPE
2008 : l'assurance-vie et les placements liquides devraient bien résister
Compte tenu du ralentissement de la hausse des prix de l'immobilier résidentiel et des soubresauts boursiers, le patrimoine des particuliers devrait moins se valoriser l'année prochaine, selon les prévisions du BIPE
En matière de placements, les années se suivent et ne se ressemblent pas. Alors que 2007 se caractérise par un léger recul de l'assurance-vie, le BIPE vient de livrer son scénario pour 2008. "Malgré la légère contraction du crédit habitat et la confirmation du net ralentissement du crédit à la consommation, le montant global des placements des particuliers devrait continuer de se situer à un assez bon niveau" estime son Observatoire permanent des marchés de l'épargne et du crédit. Voici, les principaux points de son analyse, pour les prochains mois.
L'épargne liquide. Bien rémunérée, elle devrait rester très dynamique. Le taux du livret A devrait être relevé à 3,50% en février 2008, et non pas à 3,75% voire 4% comme pourrait l'impliquer une stricte application de la règle.
L'assurance-vie. Comme la rémunération des supports en euros devrait cesser de baisser, le BIPE s'attend à un léger rebond de la collecte en assurance vie. Le placement financier préféré des Français devrait en effet bénéficier de nouvelles sorties des PEL (plans d'épargne logement) et du déblocage de la participation. En outre, les modifications de la fiscalité concernant les transmissions ne semblent pas, pour le moment, avoir d'impact majeur sur la collecte.
Comme les commerciaux des compagnies d'assurance conseillent à leurs clients de rentrer d'abord sur des supports euros, puis de basculer leur épargne sur des supports en unités de compte, une fois que la bourse repartira, la collecte des supports en euros est appelée à rester stable.
Le déblocage de la participation. Le BIPE estime que les sommes issues du déblocage de la participation seront affectées par tiers, à trois grands secteurs : la consommation, les remboursements d'emprunts et les placements financiers.
Les revenus augmenteront plus vite que les patrimoines
"N'atteignant que 3,4% en 2007, la valorisation des actifs devrait se limiter à 1,1% en 2008", poursuit le BIPE. Pour cet organisme, on assiste globalement à un net ralentissement en deux temps de la croissance des patrimoines, sur la période 2007-2008. Pour estimer la valorisation des actifs pour 2008, il tient compte de l'effet conjugué de la morosité du marché immobilier ancien et des soubresauts boursiers des actions.
Par rapport au passé, les années 2007-2008 marquent un changement : pour la première fois depuis plus quinze ans, en effet les particuliers verront donc leurs revenus progresser plus rapidement que leur patrimoine
Compte tenu du ralentissement de la hausse des prix de l'immobilier résidentiel et des soubresauts boursiers, le patrimoine des particuliers devrait moins se valoriser l'année prochaine, selon les prévisions du BIPE
En matière de placements, les années se suivent et ne se ressemblent pas. Alors que 2007 se caractérise par un léger recul de l'assurance-vie, le BIPE vient de livrer son scénario pour 2008. "Malgré la légère contraction du crédit habitat et la confirmation du net ralentissement du crédit à la consommation, le montant global des placements des particuliers devrait continuer de se situer à un assez bon niveau" estime son Observatoire permanent des marchés de l'épargne et du crédit. Voici, les principaux points de son analyse, pour les prochains mois.
L'épargne liquide. Bien rémunérée, elle devrait rester très dynamique. Le taux du livret A devrait être relevé à 3,50% en février 2008, et non pas à 3,75% voire 4% comme pourrait l'impliquer une stricte application de la règle.
L'assurance-vie. Comme la rémunération des supports en euros devrait cesser de baisser, le BIPE s'attend à un léger rebond de la collecte en assurance vie. Le placement financier préféré des Français devrait en effet bénéficier de nouvelles sorties des PEL (plans d'épargne logement) et du déblocage de la participation. En outre, les modifications de la fiscalité concernant les transmissions ne semblent pas, pour le moment, avoir d'impact majeur sur la collecte.
Comme les commerciaux des compagnies d'assurance conseillent à leurs clients de rentrer d'abord sur des supports euros, puis de basculer leur épargne sur des supports en unités de compte, une fois que la bourse repartira, la collecte des supports en euros est appelée à rester stable.
Le déblocage de la participation. Le BIPE estime que les sommes issues du déblocage de la participation seront affectées par tiers, à trois grands secteurs : la consommation, les remboursements d'emprunts et les placements financiers.
Les revenus augmenteront plus vite que les patrimoines
"N'atteignant que 3,4% en 2007, la valorisation des actifs devrait se limiter à 1,1% en 2008", poursuit le BIPE. Pour cet organisme, on assiste globalement à un net ralentissement en deux temps de la croissance des patrimoines, sur la période 2007-2008. Pour estimer la valorisation des actifs pour 2008, il tient compte de l'effet conjugué de la morosité du marché immobilier ancien et des soubresauts boursiers des actions.
Par rapport au passé, les années 2007-2008 marquent un changement : pour la première fois depuis plus quinze ans, en effet les particuliers verront donc leurs revenus progresser plus rapidement que leur patrimoine
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